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Édito

Usé mais remotivé

01 février 2021

Cette crise sanitaire commence ou a même déjà bien entamé notre patience.

Pour réaliser Le Cep, tous les mois, il faut réunir le comité de rédaction, rencontrer du monde pour un « Rencontre avec » ou un « Reportage », participer à un culte ou un événement local, se réunir entre rédacteurs des différents journaux de la presse protestante régionale, enregistrer une émission de radio. En gros sur deux mois, c’est le voyage et le dialogue qui composent le journal. Montpellier, Nîmes, bord de mer, hauteurs cévenoles, Avignon, Paris et même parfois Lyon… Tous ces paysages ont pour l’instant disparu. Tous ces voyages, ces rencontres, ces visites de lieux d’actions et de vie sont interrompus. Derrière un écran lumineux, je dois maintenant mettre des lunettes pour rencontrer mes interlocuteurs. Si je me déplace, c’est pour visiter des lieux vides. J’ai l’impression de brosser le portrait d’un monde un peu fantomatique : rencontres furtives et visites virtuelles.

 

Et pourtant, en lisant vos chroniques, je réalise soudain que rien n’est vide. De nombreuses initiatives et expériences permettent de maintenir le contact entre les membres d’une communauté. Et Le Cep participe, à sa manière au maintien d’un lien, un lien régional entre toutes les Églises qui ne peuvent pas pour le moment se rencontrer. Je tiens à souligner le travail des chroniqueurs qui mois après mois établissent la liste des activités de leur secteur malgré les incertitudes. Leur travail est essentiel à la bonne tenue et à la sortie du journal. Qu’ils en soient tous ici remerciés.

Nicolas Boutié
rédacteur en chef du Cep

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